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  • Eliott Lawton

Comment arrêter la guerre ?



Aujourd’hui en 2022, le monde dans lequel nous évoluons est empreint de violence. Cela fait partie d’un tout. Comme dans toute dualité, si on parle de paix, alors on parle également de guerre. L’un ne va pas sans l’autre car ils sont les deux faces d’une même pièce, celle de la relation. Ceci étant dit, il me semble important de constater que la paix et la guerre n’ont pas le même effet sur le monde, l’un réunit alors que l’autre divise.


La quasi-totalité des personnes avec qui j’ai eu l’occasion d’aborder ce sujet souhaiteraient une paix globale et rêvent d’un monde serein qui semble aujourd’hui utopique.



Glisser vers la paix


En bref, le plus simple pour arrêter la guerre est de ne pas faire la guerre. Cela peut sembler être (trop) simple et pourtant rien n’oblige l'humain à vivre dans la difficulté et l’adversité. La guerre est millénaire, et elle n’appartient même pas réellement à l’homme. Il y a peu de temps, j’ai regardé un documentaire sur les loutres et les requins qui parlait justement de la capacité dont peut disposer une meute de loutres à chasser un requin de leur territoire. Alors, bien que les loutres puissent paraître de petits animaux mignons et les requins des carnivores sanguinaires, les deux sont en mesure de faire la guerre… quand le besoin se fait sentir.


La guerre est finalement simple à expliquer : il s’agit d’un rapport de force pour conquérir un territoire. Je parle ici d’un territoire dans son aspect conceptuel et non seulement matériel. On peut se battre pour une idée, un amour, une conviction et bien d’autres choses. Simplement, il est impossible de faire la guerre seul ; car même lorsque l’on parle d’entrer en guerre avec soi-même, le terme inclut systématiquement une notion de dissociation qui amènerait à rectifier cette vérité par : « une part de moi est en guerre contre une autre part de moi ».


La guerre a fait d’énormes dégâts et continue toujours d’en faire. D’un point de vue neutre, cela semble logique. Une bataille, pour obtenir un territoire que deux camps se disputent, nécessite que l’un des deux protagonistes disparaisse : soit par dissolution (l’un rejoint l’autre), soit par extermination (l’une des deux parties est détruite).


Comment transformer le présent pour ne pas refaire les mêmes erreurs que par le passé ?


Nous vivons aujourd’hui avec, comme racines, le passé de notre histoire. Empreint de guerres, de combats, de pouvoir et de dynamiques de survie, ce passé peut dépeindre un tableau relativement noir.


La grande problématique qui ressort de ce constat est de trouver le chemin qui peut nous permettre de rester en lien avec notre passé tout en se permettant de vivre tel qu’on le désire dans notre réalité d’aujourd’hui.


J’ai souvent rencontré des personnes qui cherchaient à se libérer de leur histoire en la réfutant et en essayant de l’effacer à l’aide du présent et des projets futurs. Je pense que c’est une erreur. Une certaine joie et légèreté peut en ressortir dans l’immédiat et pourtant c’est comme mettre un masque pour se cacher de la réalité, et cela finit toujours par ressortir de terre lorsque l’on ne s’y attend pas. L'expérience qu’on souhaitait au départ ne pas vivre en devient d’autant plus intense et plus complexe à gérer.


Arrêter la guerre


Ne plus être en guerre demande du courage, je dirais même une bonne grosse dose de courage. Cela commence par continuer d’accueillir la guerre dans le monde en acceptant qu’elle peut faire partie de ce dernier.


Si je commence à entrer en guerre contre la guerre, je suis toujours en guerre. Ainsi, je ne fais que nourrir l’élan d’affrontement.


Depuis ma naissance, j’entends parler d’une volonté générale de changer de paradigme et pourtant j’observe que cela n’arrive pas (encore). Ma curiosité m’a souvent amené à réfléchir et à me laisser imaginer les raisons de ce non-changement. La plus simple des réponses que j’ai obtenue de ce questionnement est que l’humain n’est peut-être pas encore prêt à lâcher certains de ses acquis pour laisser l’espace à ce nouveau monde d’émerger.


Je le comprends totalement : dans un espace-temps où l’on cherche constamment à se repérer et à se sentir en confiance à l’aide d’affirmations, renoncer à ce qui structure ce sentiment de sécurité, c’est prendre le risque de le perdre à jamais.


La vie vécue pleinement ne peut exister qu’en prenant le risque de se laisser surprendre par ce qui est, par ce qui vient et par ce qui finit par ne jamais arriver. Tous les rêves, les visualisations et les projections n’ont finalement pas leur place dans le monde incarné au présent.


Dès lors que l’on prend un peu de recul sur notre condition de vie et qu’on accepte les choses telles qu’elles sont, on prend alors conscience que le risque est constant. On tente de trouver des solutions pour ne plus avoir peur, se sentir plus en sécurité, tout en sachant qu’au fond.. ce n’est pas absolu : c’est l’utopie du risque zéro.

Vient alors une solution : le lâcher-prise.


Bien que ce mot ait été utilisé de bien diverses manières (ce qui en mon sens a entaché le sens originel de ce terme), il en reste néanmoins puissant et profond. Le lâcher-prise est une démarche d’abandon totale, un acte de foi qui demande de s’y plonger totalement. Le moindre point d’accrochage enraye cette démarche et l’annule. C’est, en soi, une expérience non duelle de la dualité.


Laisser la vie nous emporter par ses vagues


Arrêter la guerre est donc une opération bien complexe pour toute personne qui entame ce chemin. C’est tout sauf un acte unique et indépendant. Laisser cette philosophie de vie s’emparer de notre quotidien passe par une connexion au monde dans sa totalité et demande une ouverture et un amour absolu Et, cela commence ici et maintenant avec un simple : « oui c’est possible ». Ainsi, la paix peut ainsi fusionner avec la vie.


Avec amour, je vous souhaite force, courage et vulnérabilité


Eliott


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